On l’entend dans les salles de classe, les bureaux et les salons dès que le froid arrive. Un petit son qui claque et fait sourire autant qu’il surprend. Mais d’où vient ce mot si familier et que nous dit-il vraiment sur le phénomène qu’il imite. Voici une explication claire, des repères historiques et des exemples concrets pour mieux le comprendre et bien l’utiliser.
💡 À retenir
- Atchoum est une onomatopée qui imite l’éternuement et s’emploie comme interjection, souvent suivie de la formule « À vos souhaits ».
- L’atchoum est souvent associé à des superstitions dans différentes cultures.
- Une étude montre que 20% des gens croient que l’atchoum a une signification particulière.
- Le mot ‘atchoum’ est utilisé couramment dans le langage familier.
Comprendre le terme atchoum
Ce petit mot transcrit le bruit bref et explosif d’un éternuement. Il fonctionne comme une reproduction écrite d’un son entendu dans la vie réelle, ce qui en fait une onomatopée. Dans un texte, il permet de donner du relief à une scène, de faire entendre l’instant du souffle expulsé et d’ajouter une touche vivante au récit.
On le rencontre aussi en tant qu’interjection, utilisée seule ou avec un point d’exclamation pour marquer l’irruption de l’éternuement dans le fil d’une conversation. Ce rôle expressif explique sa présence fréquente dans la littérature de jeunesse, les bandes dessinées et les dialogues de films, où il ajoute une nuance comique ou familière.
Définition d’atchoum
Au sens strict, il s’agit de la transcription sonore la plus courante de l’éternuement en français. Par extension, on l’emploie pour signifier qu’une personne vient d’éternuer, sans même décrire la cause. Dans la langue écrite, on le trouve isolé entre deux répliques ou intégré à une phrase descriptive, parfois en majuscules pour accentuer l’effet, comme dans un cartouche de BD.
Grammaticalement, on le classe parmi les interjections et onomatopées, éléments invariables, souvent suivis d’un point d’exclamation. Au quotidien, il marque un moment bref, soudain, et prête facilement à sourire, d’où son usage fréquent dans des scènes humoristiques ou des situations légères.
Origine et étymologie d’atchoum

Le mot n’a pas d’étymologie savante au sens classique. Il vient du son lui-même, tel qu’on l’entend et qu’on tente de le rendre par écrit. La séquence “tch” restitue l’explosion de l’air au passage dans la gorge et la bouche. Le “ou” allonge la fin du bruit. Cette fidélité au ressenti auditif explique sa stabilité à l’écrit depuis des décennies.
Les langues du monde proposent leurs propres transcriptions de l’éternuement. L’anglais écrit “achoo”, l’allemand “Hatschi”, l’italien “etciù”, l’espagnol “achís”, le japonais “hakushon”. Le principe reste identique, mais chaque langue module les sons selon ses habitudes phonétiques. En France, la culture populaire a d’ailleurs immortalisé ce mot par le nain qui éternue chez Disney, nommé Atchoum dans la version française, preuve de son ancrage durable dans l’imaginaire collectif.
Les croyances populaires autour d’atchoum
L’éternuement a longtemps intrigué. Dans l’Antiquité, certaines sociétés y voyaient un présage, parfois favorable, parfois inquiétant. Au Moyen Âge, l’association entre maladies contagieuses et éternuements accentuait la crainte, ce qui aurait contribué à l’usage de bénédictions ou de vœux de bonne santé juste après le “bruit”. De là découle la tradition de souhaiter “À tes souhaits” ou “À vos souhaits” lorsque quelqu’un éternue, une formule devenue pure politesse aujourd’hui.
Ces gestes de bienveillance persistent parce qu’ils créent un petit rituel social. Selon une enquête d’opinion, environ 20% des personnes pensent encore que l’éternuement aurait une portée particulière, spirituelle ou symbolique, même si l’explication scientifique pointe simplement une irritation des voies respiratoires. Ces croyances sont variées selon les pays, mais elles partagent l’idée que ce son soudain mérite une réponse aimable, un vœu ou un signe de protection.
Utilisation et contexte d’atchoum
Dans la conversation, on l’emploie tel quel pour mimer un éternuement, parfois accompagné d’un geste de la main ou d’une moue amusée. On peut aussi l’utiliser de façon métaphorique pour dynamiser un récit, par exemple en racontant une scène où un éternuement déclenche un quiproquo. Dans un dialogue écrit, il s’insère naturellement avant une réplique de politesse, comme “À vos souhaits”.
Dans les textes imprimés ou numériques, il sert de balise sonore. Les auteurs de BD le mettent souvent en grosses lettres pour créer un effet visuel. Les auteurs jeunesse s’en servent pour rythmer une lecture à voix haute, en jouant sur l’intonation. Sur les réseaux sociaux ou par message, on le voit parfois entouré d’astérisques pour signaler l’action, ou accompagné d’un emoji, ce qui facilite la compréhension immédiate du ton.