Votre médecin vous a prescrit une analyse de TSH et vous souhaitez comprendre ce que vos chiffres veulent dire. Cette hormone guide le fonctionnement de la thyroïde, avec des impacts sur l’énergie, le poids, le cœur et l’humeur. Découvrez comment lire vos résultats, ce qui peut faire varier la TSH et les bons réflexes si elle est trop haute ou trop basse. L’objectif est clair et pratique, sans jargon inutile, pour tirer le meilleur de votre analyse sanguin tsh.
💡 À retenir
- La TSH est produite par l’hypophyse et régule la fonction thyroïdienne.
- Valeurs normales de TSH : 0,4 à 4,0 mUI/L.
- Les fluctuations des niveaux de TSH peuvent indiquer des problèmes de santé tels que l’hypothyroïdie ou l’hyperthyroïdie.
Qu’est-ce que la TSH ?
La TSH, pour thyréostimuline, est une hormone produite par l’hypophyse. Elle agit comme un chef d’orchestre qui stimule la thyroïde afin qu’elle fabrique les hormones T4 et T3, essentielles au métabolisme. Quand la thyroïde en produit trop peu, la TSH augmente. Quand elle en produit trop, la TSH chute. C’est un système de réglage fin qui fonctionne en boucle.
Cette régulation fait partie de l’axe hypothalamo-hypophyso-thyroïdien. C’est pourquoi l’analyse sanguin tsh est un excellent reflet indirect de l’activité thyroïdienne globale. Elle reste toutefois plus parlante si on l’associe aux dosages de T4 libre et, dans certaines situations, T3 libre.
Fonction de la TSH
La TSH se fixe sur des récepteurs à la surface de la thyroïde, stimule la production de T4 et T3 et soutient le bon fonctionnement et la croissance de la glande. Elle réagit rapidement aux variations des hormones thyroïdiennes circulantes. Des facteurs comme l’âge, la grossesse, le stress aigu et certaines maladies peuvent influencer cette réponse sans qu’il y ait toujours une maladie de la thyroïde.
Pourquoi faire une analyse de TSH ?
L’analyse sanguin tsh est utilisée pour dépister un dysfonctionnement thyroïdien en présence de signes comme fatigue persistante, prise ou perte de poids inexpliquée, frilosité, palpitations, chute de cheveux, constipation ou nervosité. Elle sert aussi à vérifier l’origine de troubles de fertilité, de troubles du cycle ou d’un goitre.
Elle est également précieuse pour suivre un traitement par lévothyroxine ou un traitement de l’hyperthyroïdie, et pour l’évaluation au cours de la grossesse, période où l’équilibre hormonal est particulièrement sensible pour la mère et le fœtus.
- Symptômes évocateurs de dysfonction thyroïdienne
- Suivi thérapeutique et ajustement de dose
- Dépistage ciblé chez les personnes à risque familial
- Bilan préconceptionnel et pendant la grossesse
Procédure de l’analyse
Concrètement, l’analyse sanguin tsh est une simple prise de sang réalisée au laboratoire. En règle générale, il n’y a pas besoin d’être à jeun. Pour comparer vos résultats dans le temps, faites si possible vos prises de sang à des horaires similaires, idéalement le matin.
Les compléments de biotine à haute dose peuvent fausser certains dosages immunologiques. Mieux vaut les arrêter 48 heures avant. Les résultats sont disponibles en 24 à 48 heures. Si vos chiffres sont en limite de la norme, un contrôle à quelques semaines d’intervalle est souvent proposé pour confirmer la tendance.
Interprétation des résultats

La TSH se lit avec le contexte clinique et, si besoin, les hormones libres T4 et T3. Une TSH haute évoque plutôt une hypothyroïdie, une TSH basse plutôt une hyperthyroïdie. L’analyse sanguin tsh est sensible, mais le diagnostic définitif repose sur l’ensemble des données, y compris les symptômes et certains anticorps thyroïdiens.
On parle d’hypothyroïdie franche si la TSH est élevée avec T4L basse, d’hypothyroïdie subclinique si la TSH est élevée mais T4L normale. Inversement, hyperthyroïdie franche si TSH très basse avec T4L et ou T3L élevées, subclinique si TSH basse avec hormones libres normales.
Valeurs normales
Chez l’adulte, l’intervalle de référence de la TSH se situe généralement entre 0,4 à 4,0 mUI/L. Les seuils peuvent légèrement varier selon les laboratoires et la méthode de dosage, en particulier avec des techniques de TSH ultrasensible. Pendant la grossesse, la TSH tend à être plus basse au premier trimestre.
Cas pratique 1. Camille, 34 ans, TSH à 6,2 mUI/L, T4 libre normale, anticorps anti-TPO positifs. Son médecin propose une surveillance rapprochée et une discussion sur un traitement, notamment en cas de projet de grossesse. Cas pratique 2. Marc, 59 ans, TSH à 0,05 mUI/L avec T4L élevée, palpitations. Le diagnostic d’hyperthyroïdie est posé et un traitement est initié.
Conseils pratiques. Demandez toujours une relecture des résultats avec vos symptômes. En cas d’anomalie isolée, un nouveau dosage à 6 à 8 semaines aide à confirmer l’évolution. Mentionnez vos médicaments, vitamines et vos antécédents, car ils influencent la TSH.
Causes des variations de TSH
Les variations de TSH ont des causes thyroïdiennes et non thyroïdiennes. Elles incluent maladies auto-immunes, carences ou excès d’iode, variations hormonales de la grossesse et du post-partum, effets de médicaments, maladies aiguës sévères, troubles de l’hypophyse et variations individuelles. L’analyse sanguin tsh doit toujours être replacée dans ce contexte.
Des médicaments peuvent abaisser la TSH sans vraie hyperthyroïdie, comme les corticoïdes ou la dopamine. D’autres peuvent la faire monter, comme l’amiodarone, le lithium ou une mauvaise adhérence au traitement par levothyroxine. Les biotinés peuvent fausser le dosage, d’où l’intérêt d’en parler au laboratoire.