Face à une dépression, beaucoup de fonctionnaires hésitent à s’arrêter par peur des conséquences. Pourtant, la priorité reste la santé, avec des droits précis et des dispositifs adaptés. Ce guide clarifie les règles, les démarches et les soutiens disponibles pour un arrêt sécurisé et serein. Vous y trouverez des exemples concrets, des conseils pratiques et les étapes à suivre sans jargon.
💡 À retenir
- Selon l’INSEE, 1 fonctionnaire sur 5 fait face à des troubles psychologiques
- Le congé de longue maladie peut être accordé après un arrêt de 6 mois
- Les certificats médicaux sont essentiels pour justifier l’arrêt
Comprendre l’arrêt maladie pour dépression
L’arrêt maladie dans la fonction publique est un congé accordé sur prescription médicale lorsque l’état de santé empêche de travailler. Dans le cas d’une dépression, il s’appuie sur un diagnostic et sur des certificats attestant de la nécessité d’une interruption. Un arrêt maladie fonctionnaire dépression suit des règles spécifiques de rémunération, de durée et de contrôle, qui diffèrent du secteur privé.
La dépression n’est pas une simple baisse de moral. Elle peut altérer la concentration, la motivation, le sommeil et les interactions sociales. Selon l’INSEE, 1 fonctionnaire sur 5 fait face à des troubles psychologiques, ce qui montre que la démarche de se soigner n’a rien d’isolé. Dans ce contexte, les certificats médicaux sont la clé pour justifier et prolonger l’arrêt si nécessaire, avec envoi des volets administratifs dans les 48 heures à l’employeur public.
Les causes de l’arrêt maladie
Les déclencheurs les plus fréquents combinent facteurs professionnels et personnels. Surcharge chronique, manque d’effectifs, exposition à la violence ou aux incivilités, tensions d’équipe, perte de sens, changement d’organisation rapide et isolement peuvent fragiliser. Un arrêt maladie fonctionnaire dépression peut aussi faire suite à un burn-out, un deuil ou une séparation, quand l’ensemble déborde les capacités d’adaptation.
Exemple concret. Sophie, professeure des écoles, se sent épuisée depuis des mois. Elle pleure au réveil, n’arrive plus à préparer ses cours. Son médecin constate une dépression caractérisée et prescrit un arrêt initial de deux semaines, prolongé après réévaluation. Cette pause lui permet d’entamer un suivi psychothérapeutique et d’ajuster son traitement, étape indispensable avant d’envisager la reprise.
Signaux d’alerte à écouter sans attendre:
- Sommeil très perturbé et fatigue dès le matin
- Perte d’intérêt et de motivation pour des tâches habituelles
- Ruminations anxieuses, idées noires, irritabilité
- Erreurs inhabituelles, difficultés à se concentrer
Droits des fonctionnaires en arrêt maladie

Un arrêt maladie fonctionnaire dépression ouvre des droits de protection du poste et de rémunération. En congé de maladie ordinaire, le traitement est généralement maintenu à plein salaire pendant 3 mois, puis à demi-traitement pendant 9 mois si l’arrêt se prolonge. Les primes variables peuvent être impactées selon les règles de votre employeur public, mais le poste est conservé durant l’arrêt.
Si la dépression s’installe et nécessite un suivi long, un congé de longue maladie (CLM) peut être sollicité. Le CLM peut être accordé après 6 mois d’arrêt, sous réserve d’un avis médical et du comité médical. Il s’étend jusqu’à trois ans au total, avec une année à plein traitement et deux années à demi-traitement. Dans certains cas lourds, des pathologies psychiatriques peuvent relever du congé de longue durée (CLD), d’une durée plus longue, après évaluation médicale approfondie. L’ensemble repose sur un dossier clinique solide, avec certificats et comptes rendus réguliers. Un arrêt maladie fonctionnaire dépression peut donc évoluer vers un CLM ou, plus rarement, un CLD si l’état l’exige.