Tout savoir sur le bilan sanguin complet : liste et explications

Par Charlotte Carpentier

Publié le 19/01/2026

Tout savoir sur le bilan sanguin complet : liste et explications

Un bilan sanguin complet dresse un portrait fiable de votre santé en quelques millilitres de sang. Il repère des anomalies silencieuses, confirme des symptômes et guide les décisions de traitement. Bien interprété, il aide à agir au bon moment pour prévenir des complications. Voici la liste des examens clés, des explications claires et des conseils concrets pour vous préparer et comprendre vos résultats.

💡 À retenir

  • Environ 70% des décisions médicales reposent sur des analyses sanguines
  • Les bilans sanguins permettent de détecter des maladies précoces
  • Un bilan sanguin complet peut inclure jusqu’à 20 types d’analyses

Qu’est-ce qu’un bilan sanguin complet ?

Un bilan sanguin complet est un ensemble d’analyses réalisées sur un prélèvement de sang. Elles évaluent les cellules sanguines, le métabolisme, les organes (foie, reins, thyroïde), l’équilibre lipidique et glucidique, l’inflammation et certains marqueurs spécifiques. L’objectif est double : dépister tôt des troubles silencieux et suivre l’évolution de maladies connues ou de traitements.

Le laboratoire mesure des paramètres de base et ajoute, si nécessaire, des examens ciblés selon votre âge, vos antécédents et les symptômes. En pratique, votre médecin adapte la prescription pour obtenir une photographie fidèle de votre état du moment. La partie la plus fréquente de ce panel est la NFS (numération formule sanguine), qui décrit globules rouges, globules blancs et plaquettes.

Objectifs principaux : détecter une carence en fer, un diabète débutant, un cholestérol élevé, une atteinte hépatique ou rénale, un trouble de la thyroïde, une inflammation ou une infection. Un bilan sanguin complet bien ciblé permet d’éviter des examens plus lourds et d’orienter rapidement la prise en charge.

Bien se préparer augmente la fiabilité des résultats. Voici des conseils simples à appliquer.

  • Respectez un jeûne de 8 à 12 heures si des lipides, la glycémie ou certains dosages hormonaux sont prévus, uniquement avec de l’eau.
  • Buvez un grand verre d’eau le matin pour faciliter le prélèvement et éviter une hémoconcentration.
  • Évitez l’effort intense et l’alcool dans les 24 heures précédentes, qui faussent enzymes musculaires et triglycérides.
  • Informez le laboratoire de vos médicaments et compléments (ex. biotine), certains perturbent des dosages.
  • Si vous avez des règles abondantes, signalez la date ; cela peut influencer l’hémoglobine et la ferritine.

Liste des examens inclus dans un bilan sanguin

Liste des examens inclus dans un bilan sanguin

La composition varie selon la prescription. On retrouve souvent un socle commun, auquel s’ajoutent des dosages adaptés au contexte clinique. Un bilan sanguin complet peut rassembler une quinzaine d’examens et aller jusqu’à une vingtaine quand on explore plusieurs organes et fonctions.

Les différents types d’analyses

Hématologie. La NFS décrit la quantité et la morphologie des cellules sanguines : hémoglobine, hématocrite, VGM, plaquettes et formule leucocytaire. Elle dépiste une anémie, une infection, une hémorragie occulte ou un trouble de la coagulation. Un VGM bas associé à une ferritine faible oriente vers une carence martiale, tandis qu’une hyperleucocytose peut évoquer une infection bactérienne ou une réaction inflammatoire.

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Fonction rénale et ionogramme. La créatinine, l’urée et le DFG estimé évaluent la filtration rénale. L’ionogramme sanguin mesure sodium, potassium, chlorures et bicarbonates pour vérifier l’équilibre hydro-électrolytique. Une créatinine élevée ou un DFG réduit suggèrent une insuffisance rénale. Une hypokaliémie peut provenir d’un diurétique ou de vomissements répétés.

Fonction hépatique. Les enzymes hépatiques (ALAT, ASAT), la GGT, les phosphatases alcalines et la bilirubine explorent le foie et les voies biliaires. Une élévation isolée des ALAT/ASAT oriente vers une souffrance hépatocellulaire, tandis qu’une hausse des phosphatases alcalines + GGT évoque plutôt une cholestase.

Lipides. Cholestérol total, LDL, HDL, triglycérides composent le bilan lipidique. Un LDL élevé augmente le risque cardiovasculaire, surtout en présence d’autres facteurs comme tabac, HTA ou antécédents familiaux. Une baisse du HDL affaiblit la protection vasculaire. Les triglycérides sont sensibles au jeûne et à l’alcool.

Glycémie et diabète. Glycémie à jeun et hémoglobine glyquée (HbA1c) apprécient l’équilibre glucidique. La glycémie reflète un instant précis, alors que l’HbA1c intègre la moyenne des trois derniers mois. Un couple glycémie élevée + HbA1c ≥ 6,5% confirme généralement un diabète.

Inflammation et immunité. La CRP est un marqueur d’inflammation aiguë. La VS renseigne plutôt sur une inflammation chronique. Selon le contexte, des sérologies peuvent rechercher une infection (hépatites, VIH) ou des auto-anticorps en cas de suspicion de maladie auto-immune.

Thyroïde. La TSH guide le dépistage d’un dysfonctionnement thyroïdien ; elle s’accompagne parfois de T4 libre et T3 libre. Une TSH élevée avec T4L basse évoque une hypothyroïdie. Inversement, une TSH basse avec T4L élevée oriente vers une hyperthyroïdie.

Fer et vitamines. Ferritine, fer sérique et coefficient de saturation de la transferrine précisent le statut martial. Vitamine B12 et folates dépistent des carences responsables d’anémies macrocytaires ou de troubles neurologiques. La vitamine D est utile en cas de fatigue, douleurs osseuses, ostéoporose ou faible exposition solaire.

Coagulation. TP/INR, TCA et fibrinogène explorent la coagulation, utiles avant un geste invasif ou en cas d’ecchymoses anormales. Chez les patients sous anticoagulants, l’INR sert au suivi du traitement.

Marqueurs spécifiques. PSA pour la prostate, bêta-hCG pour la grossesse ou certaines pathologies, CK et troponine en cas de douleur thoracique, ferritine très élevée dans des syndromes inflammatoires, sérologies ciblées selon l’interrogatoire. Ces marqueurs ne sont pas systématiques, ils dépendent du contexte médical.

Chaque résultat s’interprète avec l’ensemble du bilan, vos symptômes et vos antécédents. Une anomalie isolée, peu marquée, peut être transitoire ou liée à la préparation. L’intérêt d’un bilan sanguin complet est justement de croiser les informations pour dégager un profil cohérent.

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Comment lire et interpréter les résultats

Le compte-rendu présente la valeur mesurée, les unités et un intervalle de référence. Ces normes varient légèrement selon les laboratoires et les techniques. Un résultat hors plage n’implique pas toujours une maladie. On regarde d’abord la répétition de l’anomalie, son intensité et sa cohérence avec d’autres marqueurs et votre clinique.

Commencez par vérifier si le prélèvement a été fait à jeun et si vous prenez un traitement influençant le paramètre. Comparez ensuite avec d’anciens bilans pour repérer une tendance. Un LDL qui progresse sur 12 mois ou une créatinine qui monte doucement n’ont pas la même signification qu’un pic isolé après un repas copieux ou une séance de sport.

Exemples concrets d’interprétation simple :

  • Carence en fer probable : hémoglobine basse, VGM bas, ferritine basse. Un dosage de la transferrine peut affiner.
  • Hypothyroïdie évoquée : TSH élevée, T4 libre basse, fatigue et frilosité. Une consultation oriente la prise en charge.
  • Atteinte hépatique : ALAT/ASAT > 2 à 3 fois la normale, GGT élevée si consommation d’alcool ou stéatose. Une échographie peut être proposée.
  • Risque cardio-métabolique : LDL élevé, triglycérides hauts, HbA1c limite, périmètre abdominal augmenté. Un plan d’action nutrition + activité + éventuel traitement se discute.

Pièges courants à éviter : s’alarmer pour une valeur juste au-dessus de la norme sans répétition, comparer vos chiffres à ceux d’un autre laboratoire, ignorer les unités, arrêter un traitement sans avis. Les résultats doivent être discutés avec le médecin, qui tient compte de l’ensemble de votre situation et des référentiels actualisés.

Un bilan sanguin complet bien interprété s’inscrit dans le temps. L’idéal est d’archiver vos comptes-rendus pour suivre les courbes de LDL, d’HbA1c, de créatinine ou de TSH. Cette vision longitudinale met en évidence des tendances utiles à la décision thérapeutique.

Importance du bilan sanguin pour votre santé

Le bilan sanguin est un pilier de la prévention. Il détecte des maladies à un stade précoce, quand elles sont encore réversibles ou faciles à contrôler. Chez une personne sans symptôme, un cholestérol LDL trop élevé, une TSH anormale ou une ferritine basse peuvent orienter vers des mesures simples qui évitent des complications plus tard.

En suivi, il guide l’ajustement des traitements et l’évaluation des risques. L’HbA1c montre l’efficacité d’une prise en charge du diabète. Le bilan hépatique surveille la tolérance d’un médicament. La créatinine et l’ionogramme accompagnent le suivi d’une maladie rénale. Le rapport bénéfice/risque des décisions thérapeutiques s’appuie largement sur ces données.

Charlotte Carpentier

Je suis Charlotte Carpentier, passionnée par l'exploration des défis et des opportunités que la crise de la quarantaine peut offrir. À travers mon blog, je partage des réflexions sincères et des conseils pratiques pour naviguer cette période de transformation. Rejoignez-moi dans cette aventure !

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